Posté le mardi 1 septembre 2009 à 10:41 par Ψcq.fghem Crépuscule de septembre ............
Septembre profite encore de la chaleur de l'été. En tout cas dans la journée et à l'entrée de la vallée des vignes. Septembre fignole les vendanges, désormais à portée du regard, et l'air du soir semble déjà humer le moût. Le soleil est prêt de se coucher et la première bouffée de fraicheur s'est répandue d'un seul coup comme une trainée de poudre dans la campagne et m'a fait frissonner d'aise. C'est moins violent qu'un bain à la rivière, plus caressant, plus tendre a-t-on envie de dire. Dans cette solitude, la grande volupté de la nature m'a pris pour un des siens. Je ne veux pas le démentir,car elle est toute innocence. Après tout, on ne fait rien de mal. Dans le joli crépuscule qui lambine, on flirte juste un peu avec la vie .
Posté le mardi 1 septembre 2009 à 17:05 par Ancien membre .........vous etre formidable ..je viens de lire le texte sait si bien dit ...sincére adore votre site ...bisous...
Posté le mardi 1 septembre 2009 à 18:06 par Ψcq.fghem Je ne sais pas.
Je l'ai lu et il m'a interpellé, j'ai beaucoup aimé et ai voulu partager avec vous mon émotion .
Posté le mercredi 17 février 2010 à 11:23 par LoupSeintelie Merci, c'est super de nous faire partager de si belles lectures.
Un petit poème sur l'hiver :
L’ H I V E R
Ca y est : il est déjà là,
L’hiver avec tous ses frimas.
Des arbres rabougris comme autant de morts.
La nature résiste, puis finalement s’endort.
Un plafond bas,
Plein de verglas,
Des corps meurtris
Et l’âme aussi.
Le soir glisse et la nuit tombe,
Elle s’immisce dans les décombres,
Va et ripe sur les tombes,
Allonge les immenses ombres.
Des jours trop courts, qui sont trop sombres.
Trottoirs que la neige encombre.
Le temps pourri,
La pluie très froide,
Même à midi
L’ambiance est roide.
Engoncée, serrée dans trop de vêtements,
Peur de déraper, elle marche gauchement.
La tête rentrée dans les épaules,
Elle claque des dents.
Comme tout là haut, tout près du pôle :
Glacial, le vent.
Jamais il n’a fait si froid,
Du moins c’est ce que je crois.
Le matin c’est la gelée.
Dure longtemps de pâles journées.
Tombe le grésil ou la grêle
Qui s’abat sur l’arbrisseau frêle.
Le souffle polaire s’insinue
Jusqu’au fond de petites rues.
Je hais l’hiver
Moi, fils du soleil.
Il est pervers
Sauf … vers la Noël.
Henri Cossini Le Niétrec