Posté le mardi 23 février 2010 à 10:30 par LoupSeintelie Ci-après la poésie que je n'ai pas réussi à déclamer lors du Goûter Récréatif à Saint-Ladre.
LE CHARDON
Le sentier n’existant pas,
Et pour aller au charbon,
Il faut bien passer par là.
Pour nourrir tous ses lardons,
A l’usine aller besogner :
Pas d’autres accès dans le quartier.
Les Amis de Saint-Ladre
L’avait maintes fois demandé
« N’entre pas dans le cadre »
Leur avait-on rétorqué.
- Les cheveux de l’homme se sont éclaircis.
Le chemin, maintenant goudronné
A force de l’avoir tant quémandé,
Est chaque jour, à toute heure, emprunté
Par celui, celle, qui va travailler
Ou, simplement, va se promener.
Le ruban noir s’écoule
Et, hardiment s’enroule :
Il suit la route courbe
Que prend la pauvre tourbe.
Un sein, commence à pousser,
Du moins, c’est ce qu’il croit.
Ensuite, il vient à douter
De tout ce qu’il voit.
Il lui semble, qu’au fur et à mesure,
Véritablement, çà change d’allure.
A chaque passage il surveille cette bosse.
Il voit qu’elle devient de plus en plus grosse
Et se demande ce qui pousse ainsi le goudron.
Enfin, un jour, il comprend : et voit le chardon.
- Les cheveux de l’homme ont encore pâli.
Mais le macadam noir
Ruinera-t’il son espoir ?
Saura-t’il trouver le soleil ?
Pour çà, il n’a pas son pareil.
Lui, le chardon famélique,
A réussi, véridique,
Après une belle gymnastique,
Sa progéniture,
Force de la nature,
Part à l’aventure.
C’était vraiment dur !
Semaines et mois écoulés,
Le temps a bien vite passé.
L’homme a bien vieilli,
Le beau chien aussi.
Disparu le chardon,
Disparu pour de bon.
Le revêtement est devenu tout gris,
Tout comme le ciel d’automne, lui aussi.
Il ne reste que ce sein percé,
Vestige de la lutte engagée
Par le chardon, qui jamais n’abdique,
Très courageux et non lymphatique.
- Les cheveux de l’homme ont soudain blanchi.
Ils ne marcheront plus ensemble,
Chacun parti de son côté.
Ses lèvres, tout comme les feuilles, tremblent.
Il n’a plus d’amour à donner.
La peine, en lui, s’installe,
Coule en ses veines, létale.
Le grand chien blanc est mort.
Le vieux le pleure encore.
Henri Cossini Le Niétrec
Posté le vendredi 5 mars 2010 à 11:31 par Ψcq.fghem pas mal du tout, je dirai même mieux c'est joli!
Voici une autre poésie que j'ai également appréciée /
ECOUTER[/
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Ecouter est peu être le plus beau cadeau
que nous puissions faire à quelqu'un.........
C'est lui dire, non pas avec des mots,
mais avec ses yeux,son visage,son sourire
et tout son corps: tu es important pour moi.........
Ecouter, c'est commencer par se taire,
c'est accepter que l'autre entre en nous-mêmes
comme il entrerait dans notre maison
et s'y installerait un instant.............
Ecouter, c'est vraiment laisser tomber
ce qui nous occupe
pour donner son temps à l'autre...........
Ecouter, ce n'est pas chercher à répondre à l'autre,
Sachant qu'il a lui-même les réponses
a ses propres questions..........
Apprendre à écouter quelqu'un,
c'est l'exercice le plus utile que nous puissions faire
pour nous libérer de nos propres détresses..........
C'est en apprenant à écouter les autres
que nous arriverons à nous écouter nous mêmes,
notre corps et toutes nos émotions,
c'est le chemin pour apprendre à écouter
la terre et la vie,
c'est devenir poète,
c'est sentir le coeur et voir l'âme des choses .