LoupSeintelie
 Posteur fou

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Posté le lundi 5 juillet 2010 à 12:09 par LoupSeintelie
Mon petit-fils, amusé par mes poèmes, me demande de lui en écrire un. Je lui dis "OK, mais donne-moi le sujet" & le gamin de me répondre "Euh, la tortue et ... le caillou"
Débrouille-toi avec çà.
Alors voilà ce que cela donne :
La tortue et le caillou.
« Mais où est donc le jardinier Alfred ?
Il n’est pas là quand on a besoin d’aide !
C’est que je commence à m’inquiéter, moi,
Cela fait des semaines, voire même des mois,
Que le potager est abandonné !
Je n’aurais bientôt plus rien à manger ! »
C’est que Mélusine, la belle tortue,
S’inquiète, car l’Alfred, elle ne le voit plus.
« Pourvu qu’il ne lui soit rien arrivé,
C’est que mon ami devient très âgé :
Il a déjà vécu deux vies de tortues.
Lorsqu’il bêche il est tout courbatu »
Elle sait très bien que le vieil homme
De temps en temps va faire un somme
Mais il y a vraiment trop longtemps
Qu’elle est là, désespère et l’attend.
« Il ne reste presque plus de salades,
Je suis sûre et certaine qu’il est malade.
Je vais aller à son logis
Et le trouver … avant midi »
Ce joli potager
Etait un vrai bijou
Avec plein de navets,
Beaucoup de bons gros choux,
De rouges, croquants radis,
De verts et longs concombres
Qu’il lui sert le jeudi
Quand il en a en grand nombre.
Il va de la rivière,
Où elle se désaltère,
Jusqu’auprès de la ruelle
De La Belle Demoiselle.
Mélusine décide de partir,
Elle veut retrouver son ami,
Cette grande aventure l’attire
Et ne peut rester endormie.
Le chemin est difficile,
Pour aller au domicile.
Mélusine n’est pas rapide,
Mais, est encore moins stupide.
« Le caniveau, je vais prendre,
En sa maison, vais me rendre »
En sautant dans le grand caniveau
Elle risque de tomber sur le dos.
Mais elle réussit pourtant
Et s’éloigne en cahotant.
Il fait chaud, l’air devient lourd
Mais elle avance toujours.
Le temps change et tourne à l’orage.
Elle se rapproche du village.
Soudain il se met à pleuvoir.
Elle continue sans s’émouvoir.
Le tonnerre aveuglant gronde.
Elle glisse trop vite sur les ondes,
Et l’eau monte rapidement,
Ses pattes ne touchent plus le ciment.
Elle va bientôt se noyer
Lorsqu’elle aperçoit le gros caillou :
« Ne pas se désespérer,
Je dois tenir, aller jusqu’au bout »
Alors elle reprend courage
Et dans un accès de rage
S’élance hors de l’eau,
S’éloigne du fléau.
Puis de cette pierre elle descend.
Elle a failli lui coûter sa vie.
C’est à ce moment qu’elle comprend
Qu’en fait, elle lui a sauvé la vie :
Alfred a posé ce caillou
A l’entrée d’une bouche d’égout.
La pluie s’arrête aussi vite que venue,
L’orage qui s’éloigne : elle ne l’entend plus.
Alors elle lève les yeux
Et aperçoit le vieux
Qui de la blanche ambulance descend :
L’hôpital l’a gardé très longtemps.
Ils sont heureux de se retrouver,
Restent un moment les yeux dans les yeux.
Ils sont contents, maintenant joyeux :
Ils vont pouvoir … tout recommencer.
Ecrit par Henri Cossini Le Niétrec
d’après une idée originale de Robin.
Mai / Juin 2010
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