Le Nom de notre Quartier au 15éme siècle et probablement même avant : HEM -LES- AMIENS ("HEN").
Il était, ainsi que MONTIERES ("MONTIERS"), un village ou "Faubourg" délimité par une porte située à l'entrée de la HOTOIE ("HAULTOYE").
La rue du Faubourg de Hem qui traverse le quartier d'Est en Ouest est donc une des plus anciennes voies de la ville d'Amiens.
Moulins et Meuniers
En 1540, Jacques Mouret marchand à Amiens, obtient l'autorisation de faire construire un moulin à huile sur la rivière de seille et estoquer la dicte rivière du cousté des communaultez de la dite ville. Il put construire deux moulins, un à l'huile et un autre à drap sur la Selle. En 1547, permission lui est donné d'avoir une planche (ou pont ) de bois à ses moulins de Hen.
En 1641, la ville possède un moulin au blé et un moulin aux draps et un à serges à Hem- les-Amiens.
Le moulin à serge existe encore en 1696, Antoine Wadue est meunier au moulin du faubourg de hem
Vers 1820 le moulin à l'usage de blé farine occupé par Monsieur Madry farinier est à vendre c'est un bel établissement, belle maison, avec jardin d' agrément potager, cour, basse cour.
Le Temple du Faubourg de Hem
A l'époque des guerres de religions, les protestants faisaient leurs prêches dans une grange. Elle causa bien des soucis à la ville avant d'être détruite.
En 1570, il est noté par le greffier de l'échevinage : abattre la grange bâtie à Hen par les huguenots pour faire un temple, la même année est noté Desmollition de la grange des huguenots.
Le 11 Octobre 1571, l'Eschevin fait un voyage en diligence aux environs de Blois, pour porter lettres missives à Monseigneur le Duc de Longueville, pour demander qu'aucune prêche ne soit faite à Hen, au logis de sieur de Heucourt de la religion prétendue réformée. Les protestants continuaient donc à pratiquer leur culte malgré la démolition de leur grange.
En Novembre 1571, le duc et la duchesse de Longueville interdirent toute prêche au Faubourg de Hem suite à cette missive.
L' Église Saint Firmin
Elle fut élevée de 1841 à 1843. Elle est de style néo-classique avec une façade en brique avec deux colonnes hautes soutenant un entablement surmonté d'un large fronton triangulaire pour la partie centrale équivalant à "la nef".
Le petit clocher est carré et ouvert de quatre baies abat-son. Les deux bas côté sont eux aussi flanqués d'un pilier de pierre, l'ensemble de la construction étant en briques.
En 1856 il est écrit : l'église du Faubourg de Hem sous le vocable de Saint-Firmin martyre. Cet édifice construit presque tout en briques, de style gréco romain, est lourd, mal éclairé et quoiqu'ayant coûté une forte somme, est "peu solide", car on a du consolider le bas de ses murs par un chaînage.
Le clocher n'est qu'une charpente couverte d'un édifice de mortier blanc.
Une explosion avait broyé quelques vitraux pendant la guerre. Le 12 octobre (après plus de quinze ans d'attente), ils furent présentés aux paroissiens restaurés par un maître verrier amiénois Raoul Cagnard. L'église saint Firmin n'a pas seulement de nouveaux vitraux, parmi eux elle en posséde deux de toute beauté dans le chœur, face à face, deux scénes, deux retours vers le patron de la paroisse, évêque et martyre fondateur de l'église d'Amiens (Saint-Firmin).
Ils furent bénis par Monseigneur STOURN. Cette consécration fut inscrite sur un parchemin joint aux reliques de Saint-Firmin, dans un buste reliquaire en bois polychrome. Abimée, oubliée cette pièce fut restaurée par Monsieur Darras ; elle est rendue à sa pieuse destination.
La Fontaine Monumentale
Un journaliste a écrit de cette fontaine : Voici une fontaine qui pourrait rivaliser avec le Mannekenpis de la rue de l'Etuve à Bruxelles.
A l'angle de la rue du Faubourg de HEM et de la rue Chateau Milan (maintenant Allée Chateau Milan) , le bassin est surmonté d'un motif très classique et même un peu barroque, du au ciseleur Morlaix. Notons qu'aucune eau (hélàs) ne coule dans la fontaine ni de la gueule du triton,ni d'ailleurs .... Mais Neptune continue de héler, son trident à la main, les pêcheurs de la ville........
Dommage que cette fontaine ne soit pas plus "reconnue et entretenue" ! elle le mériterait bien !!!!!!!!!
Rue du Faubourg de Hem (Paroisse Saint Firmin)
En 1423, on a du mettre 2 bandes de fer à la barrière du pont de" Hen " pour réparer les dégâts des "armagnacs ".
En 1540 les habitants se plaignent du mauvais état de la route, qui est une entrée principale.
En 1545, l'évêque à la requête du procureur du Roi est contraint à faire réparer le pont et la chaussée.
En 1589, le danger venant des espagnols, il est dit qu'une barrière sera faite au bout du "village de Hen" et que les arbres seront abattus.
En 1782, on pense devoir supprimer le pont de charpente de la chaussée du Faubourg de Hem.
L'hiver 1783/1784 est rigoureux et dure !!! 72 jours de gelée, 24 de neige. Le dégel commence le 20 février, la Selle déborde et ravage le Faubourg.
le 11 mai 1785, le greffier note que le pont a été enlevé à la dernière inondation.
La rue subit des dommages au cours de la guerre 1914/1918. Elle est victime d'un premier obu en avril 1918, en 1919 c'est une partie du logement de la directrice de l'école du Faubourg de Hem qui est détruite, quelques classes ont été touchées également.
En mai 1940, lors du bombardement d'Amiens, 2 bombes font un mort et plusieurs blessés au Faubourg de Hem.
En1820 est à vendre 26 faubourg de Hem, une maison avec deux jardins, dont un d'agrément et l'autre de rapport. Cette maison dont le grand jardin donne sur le rivière Selle, serait propre à l'établissement d'une usine.
En 1825, c'est une maison à usage de teinturerie qui est à vendre.
En1825, vente d'un prénommé le pré du Château Milan, ensemble de maisons et bâtiment, situés au n°2 du faubourg de Hem, tenant d'un côté à la rivière de Selle...d'un bout à la rivière dites des Abbés.
Cette propriété était à usage de teinturerie ;
En 1832 habitent au faubourg, un négociant en grains et graines et farinier, un autre négociant en grains et graines, une fabrique d'huile de vitriol, chlorure de chaux et autres produits chimiques, deux teinturiers en laine et coton,deux filateurs de cachemire.
En 1871 un filateur de laine est installé au n°4, en 1891 on trouve au n°1 la filature Gustave David, au n°5 et 65 les religieuses de Saint Vincent de Paul, au 97 un fabricant de tresses, au 125 un horticulteur, au 199 la fonderie Lebel frères, M.Samson Lebel habite au 189, au 22 un pépiniériste, au 110 un horticulteur, au 190 un pépiniériste, au 212 la S.A.Filature de lin. L'abbé Allard demeure au 63. On y compte 22 cabarets et débits de boisson, et 2 bals M.Régnier au 72, M. Belloy au 116.
En 1905, au n°1 se trouve toujours la filature David files et Cie, les religieuses sont maintenant au 31, au 59 un bureau de poste auxiliaire des P.T.T, au 113 on trouve l'école de Frères et le patronage du faubourg de Hem, au 135 M.Bondon est curé, il y a trois écoles : l'école des garçons au 137, un école maternelle au 153, et l'école primaire des filles au 155. Le directeur de l'Ecole laïque demeure au 133(actuel local du Comité de Quartier). La crèche Saint Firmin est au 157. Au 205, habite un évangéliste(pasteur protestant). La fonderie Lebel s'étend du 289 au 299, au 254 la linière d'Amiens dont le directeur M. Debauge demeure au 328, au 300 reste un cocher.
En 1939, la recette auxiliaire des P.T.T est toujours au 59, au 101 se trouve le centre automobile de ramassage de lait SAFR, une maison de charité avec Sœur Fossecave comme supérieure se trouve du 109 au 119, l'Église Saint Firmin est au 141, au 143 se tient un petit jardin public, au 147 l'école communale des garçons ayant pour directeur M.Durand, au 155 Mme Boitel est directrice de l'école Communale des filles, un patronage de garçons est ouvert au 181, au 96 demeure un relieur Mr Derémaux (son petit fils Yves y demeure toujours et a perpétué après son père la profession de relieur ), aux 114 /116 se trouve un horticulteur, au 234 un autre bureau PTT, au 238 un entrepreneur. Au 375 se tient le cinéma renaissance.
En 1978, l'école libre Saint Jean est situé au 119, l'école des garçons et l'entrée du Zoo au 147, l'école maternelle au 153bis, l'école des filles au 155.
RUE VERRIER LEBEL- rue Verrier (paroisse Saint Firmin)
- En 1978 elle est indiquée : de la rue du Faubourg de Hem au terrain vague.
- En 1881, elle s'appelle rue Verrier, en 1883 aussi : l'axe de la rue sera défini par un point pris dans l'axe du pont récemment construit et par un autre pris sur l'alignement de la RN 35 et situé à 27m à l'est du pignon qui sépare la propriété Briez du terrain communal. Des parallèles à 6 mètres de distance formeront l'alignement des deux rives.
La rue ne figure pas dans l'annuaire en 1891, en 1905 elle se nomme déjà rue Verrier Lebel, elle mène de la rue du Faubourg de Hem à l'allée Pourchelle. Elle comporte un seul n° côté pair le n° 1 qui est la crèche St Firmin et quatre n° pairs, en 1939 on trouve du n° 1 au n°5, plus une crèche mais une école communale des filles et il y a sept maisons côté pair.
RUE ROBERT LECOQ- rue des Meuniers (paroisse Saint Firmin, jusqu'au passage à niveau ; le reste Renancourt )
La rue Robert le Coq fut ouverte en 1837, sa largeur est de 9 mètres jusqu'au marais, il n'y a aucune construction. Le côté sud formé par la route d'Abbeville ne change pas. Ce plan semble créer ce chemin qui devait excitait et menait à un moulin d'où son ancien nom.
- En 1880, la largeur est portée à 18 mètres (terrain acquis à Monsieur Bonpain et dans la partie du marais de Renancourt près du chemin de fer).
- En 1891, la rue n'est bâtie que de la rue du Faubourg au passage à niveau de Renancourt, elle ne comporte que 25 maisons, dont 6 cabaretiers et débitants.
- En 1905, elle est construite du 1 au 53, du 6 au 384 mais seulement en partie.
- En 1939, ouvre au 51 le stand de javelot de Renancourt, au 63 on y trouve , la boulangerie de l'Union Coopérative qui vendait son pain quelques centimes de moins que les boulangeries pour le bonheur des pauvres. Monsieur Catelas, le directeur de l'Union demeurait au 110 /112.
RUE D'AUSTRALIE
Voie nouvelle, on peut lire en octobre 1962 : 25000 m3 de remblais pour la construction d'une nouvelle artère, d'importants travaux sont en cours dans le Faubourg de Hem, pour la réalisation d'une voie, presque rectiligne, prévue pour doubler la rue du Faubourg de Hem afin d'éviter à la circulation d'emprunter cette vieille rue sinueuse, étroite et dangereuse.
Le nouveau tronçon, sera mis en place à partir du côté pair, face à l'église Saint Firmin, après la démolition de quelques petites maisons vétustes (une dizaine environ), le tracé long de 500 mètres passera derrière la rive nord du Faubourg,et aboutira en ligne droite près de l'entrée de la rue Maberly, dans l'axe de la route d'Abbeville.
RUE DE SAVEUSE(Paroisse Saint Firmin)
En 1874 le côté ouest s'étend du n° 2 au 28, l'alignement côté opposé est une parallèle depuis la route impériale (route d' Abbeville)jusqu'à la nouvelle allée
En 1891 on compte 6 maisons entre le 3 et le 301 et 8 entre le 10 et le 312, c'est une rue fort peu habitée.
Entre 1891 et 1905 grand nombre d'habitations voient le jour.
Le côté gauche (en partant de la route d'Abbeville) appartient au Faubourg de Hem jusqu'à l'allée latérale comprise. Le côté droit est sur Montières.
Rue Henri Martin - rue Paul Lebel et rue Paul Lebel prolongée (paroisse Saint Firmin)
En 1873, à la rubrique rue Lebel, l'axe de la rue sera déterminée par deux points, le 1er à 72 m vers Montiéres de la limite Est de la propriété, la 2éme à 35 m de la clôture de cette fonderie.
En 1895, les alignements de la rue Paul Lebel seront gardés, l'alignement de la rive nord sera prolongé au delà de l'avenue Louis Blanc jusqu'à sa rencontre avec l'alignement Est de la rue projetée dite Narcisse Lebel.
En 1891, il y a 6 maisons du 9 au 49 et 10 du 6 au 110, c'est alors la rue Paul Lebel
En 1905, elle devient rue Henri Martin, les habitations se suivent jusqu'au 53 et 120.
En 1939, elle va de la rue du Faubourg de Hem aux champs.
AVENUE LOUIS BLANC- allée de Sénarpont(paroisse Saint firmin)
Cette rue fut créée tardivement, nous lisons en 1862, Avenue Louis Blanc, l'axe sera établi : du point de rencontre de la grande allée de la Hotoie avec celui de la grande allée transversale de la laiterie, une ligne droite sera menée jusqu'à la route de Sénarpont, elle traversera l'allée des meuniers et de Renancourt en passant à 10 mètres de l'angle de la maison formant la rive ouest de cette allée.
En 1881 nous lisons, sous le titre de la Hotoie : Avenue Louis Blanc (avenue de Sénarpont);'Avenue de la Hotoie, dont la largeur est de 20 mètres, sera dans la partie comprise entre la riviére de Selle et l'allée des meuniers, élargie à 30 mètres par deux parallèles à 15 mètres de distance de l'axe de la chaussée.
Un journaliste écrivit : on sait que le conseil municipal a donné son accord de principe à la réalisation de la jonction touristique du centre de la ville à la route d'Abbeville et au littoral, ce qui entrainera l'élargissement de l'Avenue Louis Blanc et nécessitera l'abattage de 169 tilleuls bordant cette artère. C'est aberrant puisque l'on nous parle de jonction touristique.
En 1891,elle n'est pratiquement pas bâtie,au total 10 maisons sont construites dont 3 débitants et cabaretiers. En 1905, on y trouve un entrepreneur en terrassement, un en maçonnerie. En 1939 vint un autre entrepreneur, et un professeur de musique. La cotonnière ouvre au 89, elle fut victime d'un incendie en 1949, le 6 septembre.
Le 11 mai 1918, un obu s'écrasa sur le 91 de cette Avenue, qui fut encore atteinte le 6 juin.
Rue Pierre De Robert Demazure
Nous avons vu qu'en 1895, la municipalité prolongeait la rue Pierre Lebel au delà de l'avenue Louis Blanc. C'est cette partie qui a pris le nom de De Robert Demazure. Nous lisons en 1953 la partie de la rue située au sud ouest de l'avenue Louis Blanc s'appellera désormais rue Pierre De Robert Demazure.
Rue Garnier -rue Martial Lebel(Paroisse Saint Firmin)
En 1889, l'alignement formé par la rive sud actuellement construit du 1 au 29 sera conservé et prolongé sur environ 62m25, jusqu'à sa rencontre avec la rive nord de la rue "projetée" dite Narcisse Lebel. Une parallèle à 10m sera l'alignement. En 1889 on indique que les maisons sont construites du 1 au 29,
En 1891, l'annuaire ne signale que le 1, le 19,et le 23
En 1905, cette rue se termine aux champs, elle est bâtie du n°1 au n°29 et du n°18 au n°24, au 23 et 21 demeurent des entrepreneurs en maçonnerie.
En 1939, elle arrêtait toujours aux champs.
Rue de l'Escalopier - rue Florimond Lebel (paroisse St Firmin)
En 1889, rue Florimond Lebel, l'alignement de la rive Sud Est tel qu'il est déterminé par le nu des façades 1,3 et 5, sera prolongé jusqu'à sa rencontre avec la rue Lebel Derly. Une parallèle à 10m de cet alignement formera celui de la rive opposée. Des pans coupés de 2m seront pratiqués à la rencontre de ces alignements de ceux des rues adjacentes. Cette rue n'est pas citée dans l'annuaire en 1891.
En 1905, elle mène de l'avenue Louis Blanc aux champs, elle est habitée par des ouvriers, c'est alors la rue de L'Escalopier.
En 1939, elle s'arrête encore aux champs. Sa population est toujours la même.
RUE LE SENESCHAL- rue Lebel Derly (paroisse Saint Firmin)
En 1889 : Rue Lebel Derly.L'alignement déterminé par le nu des façades 14 et 32, sera prolongé sur ses 2 extrémites jusqu'à la rencontre de la rive Nord Ouest de la rue Florimond Lebel et de la rive Sud de la rue Paul Lebel prolongée. Une parrallèle à 10 mètres sera l'alignement de la rive opposée
Cette rue n'existe pas dans l'annuairede 1891;En 1905,il y a 5 maisons du 1 au 9 sur la rive impaire et 5 maisons du 6 au 34, sur la rive paire . C'est déjà la rue
Le Séneschal. En 1939,elle est bâtie du 1 au 9 et du 4 au 34 ;
Rue NARCISSE LEBEL(paroisse St Firmin)
En 1895 cette rue était déjà projetée,mais il semble qu'elle ne fut pas de suite créée, puisque les rues perpendiculaires sont,jusqu'à la dernière guerre indiquées se terminant aux champs.Elle ne figure pas dans l'annuaire de 1891, pas plus que dans celui de 1905.
En 1939, elle est bâtie du 1 au 25 pour la rive impaire, il y a une seule maison, le 2 ,sur la rive paire.La rive impaire est constituée de maisons individuelles, et la rive paire,de bâtiments collectifs,dont certains furent encore bâtis en 1958.
Rue du Champ de Tir - chemin des morts(paroisse St Firmin)
L'alignement en 1889 est difficilement traduisible puisqu'il n'est lisible qu'avec un plan sous les yeux mais il donne les noms de nombreux propriétaires : rive est .
Le point 4 est pris sur la façade,vers Montières,de la maison du sieur Léon Mongrenier. Suivent les propriétés Digeon et Mercier, Leclercq et Legeur fils, la propriété Cozette, les propriétés Wargnier et Hirondart. La rue aura 10 mètres de large. Rive Ouest, nous trouvons les propriétés de Gaillet et veuve Voiturier, David et Doutart, Damade et Villain et enfin Digeon-Catoire.
Son nom actuel n'a pas à être explicité, il indique que cette rue mène au champ de tir de la ville. Dans l'annuaire de 1905, cette voie est ainsi indiqué : rue du chemin des morts-Quartier du Champ de tir. Il n'y a qu'un n° impair habité le 35, les n° pairs débutent au 10 et se terminent au 42. Les habitants sont des ouvriers, la plupart tisseurs et manouvriers. En 1939, les numéros sont complètement modifiés, ils sont impairs du 135 au 179. La rue s'appelle maintenant rue du Champ de tir.
Cité VICTOR(Paroisse Saint Firmin)
En 1891, il existe une rue Victor, de la route de Saveuse aux champs, mais aucune maison n'y ai signalée. En 1905, elle est construite sur une seule rive, du 1 au 23. Elle est habitée par des ouvriers. En 1939, les deux rives sont bâties jusqu'au 31 et 24.
Allée POURCHEL
Il est dit en 1905, que la rue Verrier Lebel se termine à l'Allée Pourchel. Cette allée n'existe pas en 1891. En 1905 , il n'y a qu'une seule maison. On ne la retrouve pas en 1939.
La Résidence Léon BURCKEL
Au cours de ces dernières années, la municipalité a fondé un foyer pour personnes âgées dans cette rue (allée dite Léon Burckel ).
Un journal du 2 juillet 1979 présente ce foyer en construction. Il comporte 80 logements en habitat collectif et 17 logements individuels conçus par François-Xavier Lefenne, architecte, grand prix de Rome. Le journaliste écrit : Utilisant l'esprit traditionnel des maisons et fermes picardes, et les matériaux de la région, la brique notamment, le concepteur a réalisé une architecture chaude ou les toits ont une grande importance. Cette résidence sera gérée par le bureau d'aide sociale.
Quelques jours plus tard, le 11 juillet, nous apprenons que ce foyer se nommera la résidence Léon-Burckel. Le 9 juillet 1980, le journal annonce l'inauguration qui vient d'avoir lieu et indique que Léon Burckel était un ancien conseiller municipal et un résistant. Il note : L'architecte a voulu respecter l'aspect traditionnel des silhouettes des maisons et fermes picardes par un jeu de toitures à différents niveaux, par des décalages de pignons et par un certain nombre d'appentis adossés aux façades.
Rue de prés-forest (paroisse St Firmin)
En 1837,on lui donne une largeur de 8mètres. Elle sera établie sur une ligne droite de deux cent mètres environ.Le côté des numéros impairs sera formé à partir de l'angle du n° 158 de la chaussée d'Abbeville et passera àun mètre de retrait sur la rivière, du batiment des moulins,elle sera prolongée jusqu'à son extrèmité. Le côté opposé seraparralléllement à 8 m de laligne établie ci-dessus établie,de cette manière le 156 de la chaussée d'Abbeville devra disparaitre presque en totalité .Despans coupés seront pratiqués sur la route d'Abbeville.
En 1891, la rue fait partie du Faubourg de la Hotoie alors que de nos jours elle est incluse dans la paroisse Saint Firmin .En1905,elle est encore inscrite dans le Faubourg de la Hotoie , elle est pratiquement batie en totalité jusqu'au 29 sur la rive impaire, sur la rive paire seuls sont construits le 4 et le 16 ou Mille Beauvais est marchand de charbon.Toujours en1905, la rue des Prés-Forest prolongée est située dans le quartier du Faubourg de Hem, de la rue du Chateau Milan ,derrière las cierie jusqu'au jardinages; Elle est batie du 1 au 21, du 2 au 6. Les troishabitants de la rive paire sont des jardiniers MM Poulain,Collas et Platel. En1939, il n'y a plus que 5 numérossur la rive impaire et 2 sur la rive paire. Au 27 sont les ateliers de construction Malsergent, la fabrique de dégras Butard est au 29 , au 6, Urbain Wallet et § vendent des grains .
La rue des Prés forêts prolongée a les mêmes numérotations qu'en 1905.Dansl'annuaire de 1978, il n'y a plus d'habitants rue des Prés-Forêts et la rue prolongée a une maison n°21, la seule du côté impair; le côté pair est constitué au n°2 par le service d'épuration des eaux, le 4 étant le domicile de M. Tréhel, ingénieur subdivisionnaire.
Le 07 Avril 1918, au cours d'un bombardement par canons à longue portée, un obus atteint la rue des Prés-Forêts.
Rue du Chateau Milan (paroisse St Firmin)
En 1525, il est fait mention dans les archives de l'Echevinage, d'une" maison séant au lieu que l'on dit le pont de Mioirre, à laquelle pend pour enseigne :
" le Chasteau de Milan " c'est cette maison qui sans doute donna son nom à la rue .
"Dans la partie comprise entre la route d'Abbeville (actuelle rue du Fg de HEM) et le premier bras de Selle,la ligne des façades du côté Ouest sera conservée telle quelle existe actuellement. Du côté Est, l'alignement sera une parallèle à 12 m d'alignement de l'alignement Ouest . En 1861 encore: largeur de cette rue,dans la partie comprise entre la route d'Abbeville et la basse Selle, est définitivement fixée à 12 mètres suivant la ligne de plan parallèlement à 12 mètres du tracé approuvé par le décret de 1849 et qui n'est pas modifié .
L'actuelle rue du Chateau Milan n'est qu'un lointain souvenir rapport à celle de1849:immeubles collectifs, avenue élargie, jardin d'enfant qui comporte les agréments que les juvénils besoins d'expansion des touts petits peuvent désirer et offre en plus le charme d'un joli paysage ou l'on trouve des pièces d'eau ( Courrier Picard du moisd'Août 1955) . Maintenant elle est coupée par l'Avenue Georges Pompidou , une partie s'appelle "Allée du Chateau Milan " et l'autre rue "du Chateau Milan"
En 1891 , on y trouve une scierie dont les bureaux sont rue au Lin, des fiacres , en 1905, une brasserie " la pomme rouge " d'autres chantiers de scierie.
En mai 1965 mourrait au 4 de la rue Chateau Milan , un amiénois bien connu et estimé : M. Robert Malsergent . Né en 1895, ancien industriel, il était surtout connu pour ses activités musicales.
Le journaliste du Courrier Picard écrit le 5 Mai : M. Malsergent, qui était estimé de tous ceux qui avaient pu l'approcher, tant son sens de l'humain était profond,avait créé de belles oeuvres avant la guerre, dans l'art thêatral et musical. En effet, pianiste averti et compositeur de musique légére, il avait mis en belles pages musicales des opérettes jouées avec un brillant succés sur la scène du théâtre municipal.
La rue du Chateau Milan fut atteinte lors des bombardements par canon du 07 Avril 1918;
En 1940, des bombes destinées sans doute au pont Cagnard sont tombés sur la rue du Chateau Milan. D'ailleurs nous trouvons dans la liste des rues nouvelles avec dénominations anciennes ; au même endroit que l'ancienne rue des sinistrés, entre la rue du Faubourg de HEM et le quai Charles Tellier, ce qui donne l'importance des dégats au cours dela dernière guerre.
RUE PHILIPPE DE GIRARD
En 1849,cette rue qui aboutit d'un côté à la chaussée d'Abbeville( rue du Fg de HEM) et de l'autre à la rue Jacquart, a été ouverte sur une largeur de 10 mètres. Cet alignement sera maintenu. Un pan coupé de 2m50 sera pratiqué à l'angle sud-est de cette rue.En 1879:l'alignement actuel est maintenu .
En 1891, elle est bâtie en partie, elle contient 7 maisons sur la rive impaire et 6 sur la rive paire. En 1905 elle est totalement construite jusqu'aux 51 et 58; les habitants sont des ouvriers dont quelques teinturiers. En 1939,la population est pratiquement la même.De nos jours, cette rue est totalement modifiée, on n'y trouve pratiquement plus de maisons particulières, mais des immeubles collectifs.
RUE JACQUART - ou Jacquard (paroisse Saint Firmin)
Comme d'autres rue proches, la rue Jacquart fut ouverte sur les terrains de Sieur Boullet . En 1849: cette rue qui se trouve située entre la chaussée d'Abbeville et la rivière de Selle a été ouverte sur une largeur de 10 mètres.
En 1891, la rue Jacquart part du Faubourg de HEM pour aboutir rue Chauvelin. Elle est batie du 3 au 11 puis du 41 au 47 sur la rive impaire et du 4 au 8, puis le 14,enfin du 52 au 58,sur la rive paire. Au 41, est installé le tissage Vulfran Mollet frères.En 1905,elle est construite du 1 au 43 et du 4 au 60.On y trouve plusieurs teinturiers, des tisseurs et des ouvriers de scierie. La rue Jacquart va alors de la rue duFaubourg de HEM à la rue Buteux, comme en 1939.
Elle va maintenant de la rue du Faubourg de HEM à la rue Philippe de Girard , après avoir au paravant aboutit rue Alfred Catel (avant l'ouverture de l'Avenue Georges Pompidou)
RUE ALFRED CATEL- rue Buteux- rue Chauvin
C'était à l'origine une rue beaucoup plus étroite qui se nommait rue Buteux.
Du quai Charles Tellier et coupant la rue Chateau Milan , elle aboutit comme maintenant rue Sully.L'arrêté préfectoral du 27 avril 1956 dit: la voie nouvelle qui prolonge la rue Buteux et relie la rue du Chateau Milan à la rue Maberly, en desservant les entrepots de l'union coopérative portera désormais le nom d'Alfred Catel, ancien conseiller municipal qui à présidé le conseil d'administration de l'union coopérative de 1914 à 1954 et qui a été à l'ordre de la Nation pour avoir assuré le ravitaillement de la population restée à Amiens pendant l'évacuation de 1918.
.En 1891,la rue Buteux, anciennement rue Chauvelin,à noter qu'il y a toujours une rue Chauvelin au faubourg Saint Roch, n'a des maisons que du côté impair , sept au total du 1 au 31dont un cabaretier et un fabricant de paniers.
Le Courrier Picard du 3 octobre 1956, indique : une nouvelle artére au Faubourg de HEM. Cette belle et large avenue dotée d'une chaussée au revêtement moderne, a été récemment ouverte à la circulation, elle traverse entièrement la nouvelle zone industrielle dite de relogement entre les rues Maberly et du Chateau Milan et sur laquelle s'installent, peu à peu, divers établissements sinistrés .
L'immense surface occupée par ces installations a été prise sur du marais et des jardins, sis en contre-bas et le remblaiement de la dénivellation a demandé plusieurs années de travail.
Quai CHARLES TELLIER- quai de l'abattoir (St Jacques jusqu'à la rue Ledieu, puis Saint Firmin ) mais dansl'annuaire le quai démarre rue Ledieu .
Lorsque furent construits les abattoirs au début du XIXe siècle, la partie ouest du port d'Aval prit tout naturellement le nom de quai de l'Abattoir.
Ce quai mène de la rue du Port (de Condé) au barrage, d'après un annuaire du XIXe
Si un amiénois ayant quitté la ville il y a seulement une bonne trentaine d'années, revenait quai Charles TELLIER, il serait bien étonné. Les maisons en saillie sur cette avenue, et qui étaient obstacle à la circulation, ont disparu. Le quai a été entièrement remodelé et élargi. Un article illustré de 1962 montre les maisons en démolition .
En 1891, l'abattoir est situé au n°9, au 7 est installé le chantier de bois Drobecq et Cie.En 1939, l'union de la boucherie est au 9, l'abattoir est maintenant au 13-15,au 25, le chantier de l'Union Coopérative, aux 33-37, est le Dock des Alcools, du 47 au 51, la Société Amiènoise des chantiers Anzin Balland et au 159, la fabrique de colle V.Mercier .
Le Barrage de la Chaudière
Le quai Charles Tellier aboutit au barrage de la Chaudière, en 1891 quartier du Barrage .
En 1891, sous la rubrique Quartier du Barrage rue du Chateau Milan, nous trouvons 3 maisons, le 1, le 99 et le 98;
RUE DU CANAL(paroisse St Firmin)
Elle a été ouverte dans les anciens jardins et marais qui longeaient le fleuve sur sa rive gauche. Elle n'était pas créee en 1939;
En 1962,compte tenu de la proximité de la somme canalisée, le nom de"rue du Canal" est donné à la voie située entre la rue Alfred Catel et la rivière "petite Selle". Plusieurs entreprises sont installées en bordure de cette rue qui fait partie de la zone industrielle de compensation du Faubourg de HEM.
RUE MABERLY - rue du Marais de Hem (paroisse St Firmin)
Tous les amiénois ont connu " l'usine des Anglais ", c'était celle créée en 1838 par John Maberly-BAILEY(1770-1840). Cette usine était une filature mécanique de lin sur métiers importés d'Angleterre.
En 1837, cette rue d'une longueur de 450 mètres n'est point batie.
En 1861, c'était une rue très sinueuse.
De nos jours, il est inutile de rechercher la rue Maberly de nos Pères.
En 1959, la rue est élargie et déviée, c'est un quartier en pleine transformation, c'est celui de la zone industrielle de compensation du Fg de HEM,entre les rue Chateau Milan et Maberly, ou le remblaiement d'une vaste surface marécageuse a permisd'établir ces dernières années, la nouvelle zone destinée à regrouper des établissements sinistrés en 1949-1944. C'est la rue Maberly, autrefois sinueuse et bordée de maison anciennes, qui vient d'être considérablement rectifiée dans sa partie nord.
Cette voie, ouverte récemment, sera prolongée dans l'avenir au delà du cmetière de la Madeleine.
Dans l'annuaire, la maison Cosserat figure à deux reprises, 2 rue Maberly, comme filateur de lin puis comme tissage de coton.
En 1891, la rue est irrégulièrement bâtie. Au 198 Mr Mallart est hortillon, au 200, c'est le tissage Oscar Cosserat, usine de prestige. En 1905, dosserate nombreuses maisons sont construites, on y trouve des ouvriers de fabrique, tisseurs, coupeurs de velours, peigneurs,......
Au 103 est installée l'usine de teinture de tissus, Cosserat, qui par ailleurs, la même anné, est indiquée : tissage mécanique de velours. En 1939, nous retrouvons l'usine Cosserat, mais à nouveau au 200 comme en 1891;
La rue fut plusieurs fois atteinte au cours de la guerre 1914-18, on retirera des morts des décombres . L'usine Cosserat a été elle aussi touchée à plusieurs reprises
CITE TATTEGRAIN (paroisse Saint Firmin)
Elle prend son origine rue Maberly . Elle n'est pas citée en1891, mais en 1905 nous la trouvons: du 3 au 11 et du 2 au 8.Elle est habitée par des ouvriers du bâtiment et plusieurs tisseurs.En 1939 la numérotation comporte en plus le n°1.
CITE PETIN
C'est dans la rue Robert Lecoq, la première cité endirection Nord-Sud.On nela trouve pas en 1891, mais elle existe en 1905. En 1939, elle est assez longue pour contenir des maisons jusqu'aux 49 et 34.
RUE BOIDIN - cité Doine (paroisse Saint Firmin)
En 1939, la cité ouvre au 4 de la cité Pétin; après un court tronçon perpendiculaire à cette cité, elle fait un angle droit pour aboutir rue du Doct Francq. Sur le dernier plandeville, elle se nomme cité ou rue Boidin .
CITE ROGER ( paroisse Saint Firmin)
Elle était située entre l'avenue Louis Blanc et la cité Doine .Elle existait en1959.Elle est batie du 1 au 3 et du 15 au 27, ainsi que du 2 au 10 dans l'annuaire 1959.En 1978,ne figurent que les habitations du 15 au 25.Dans l'annuaire d'Amiens de 1979 nous pouvons lire: La municipalité poursuit la réalisation de sa politique de développement dela vie associative dans les quartiers de la ville. C'est ainsi que s'achéve laconstruction de deuxlocaux situés, (l'un rue haute de champs: Renancourt), l'autre cité Roger au Faubourg de Hem .D'une surface de 88m2, ils comprennent chacun deux salles, de 51 et 12 m2. C'est l'actuelle salle Henri Gabet .
CITE DUPETIT
Plus au Sud, et au delà de l'Avenue Louis Blanc, elle ouvre rue Robert Lecoq, à la hauteur du 90.
COUR JOLY
Elle est située au 363 de la rue du Faubourg de Hem. En 1939,il n'y a qu'une maison.
LA COUR PIGEON
Elle ouvre au 225. En 1939, elle n'a qu'un habitant, L SAILLY, horticulteur.
LA COUR DE LA FONDERIE LEBEL
Au 281 de la rue du Faubourg de Hem. En 1939, il y a deux maisons. En 1978, elle est indiquée entre le 273 et le 275.
Si vous détenez des informations que je n'ai pas trouvées, c'est avec plaisir que je compléterais ce rappel du passé . N'hésitez pas à me contacter.
Merci à l'avance.
M-C Delabre.
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